L'Âme à l'envers


L'Âme à l'envers

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L'Âme à l'envers

 

EUGÈNE DURIF

L’âme à l’envers ou l’amour perdu d’un photographe beaucoup trop littéraire pour voir les choses et les êtres comme ils sont, à moins qu’il ne soit trop impressionné par la rencontre au temps de sa jeunesse avec Stanislas Rodanski – Stan le poète aimé, approché de si près, pour jamais.
Une histoire d’amour dont la tristesse se perd entre Paris et les ruelles de Lyon, face aux images de la vie, du passé, celles de son attachement pour Elma bel et bien partie avec un autre et qui pourtant ne cesse de revenir par le biais des messages pixélisés sur un petit écran noyé de larmes.
Dans la ville aux deux fleuves, le photographe amoureux renoue les liens de sa jeunesse perdue, se confronte à l’envers du désir dans des boîtes sm où vibre encore au contact des corps, au souvenir des mains tendues et des mots insensés l’âme des amants tourmentés.
Un roman d’amour comme un voyage dans l’histoire d’Elma pour enfin repartir le regard en maraude, et sans plus de larmes, vers une autre vie.
 

“Un homme vient d’être abandonné, ça arrive tous les jours. Est-ce qu’il y a de quoi en faire une histoire ? Rien qu’une histoire qu’on tenterait de raconter en étant le plus juste possible, c’est-à-dire par moments, complètement à côté. Un homme étonné de pouvoir continuer à vivre au jour le jour. Qui tente de se survivre quand il ne reste plus d’elle que ce qu’avait dit l’enfant, qu’elle lui faisait penser à la lune et à un ange. Et aussi des instants du quotidien, de longues marches entre curiosité et quête d’images abandonnées, des villes en automne où se perdre, où se retrouver accoudé au bar minuscule des Pieds Humides à explorer en tous sens les pentes de la parole et celles de la Croix- Rousse. Avant de descendre, en quête de vérités, dans des lieux glauques pour amants désaxés.
Cet homme, il a vieilli mais il sait que ce qui reste est lié à l’enfance. Aux rituels comme aux lieux. À des images qu’il aime, celles qui ne sont pas polies ou bien léchées (cet homme est photographe, il faut le dire). Il s’en retourne à Lyon vers un père qu’il n’a jamais rencontré comme il l’aurait aimé. Qu’il n’a jamais connu, est-il tenté de dire. Vers les jardins de l’hôpital où ce père, jardinier de l’HP, a trouvé un semblant de paix après l’enfer de l’usine. Vers la silhouette de Stanislas Rodanski, ce poète enfermé là à jamais, avec qui tenter de continuer à parler. Cette ville marquée d’elle, Elma, ces lieux que la magie a désertés, et ces quelques amis difficiles à retrouver. Rien n’est plus banal en apparence que l’abandon.
Mais la femme aimée, qui a cherché refuge dans une vie sans histoire, continue à lui parler par SMS, par téléphone, de celui qu’elle a fui peut-être plus que lui, ce type qu’il n’a pas vu, pas su voir, un pervers destructeur dont elle a peur.
Cet homme, notre héros, à force de tourner dans l’espace et dans sa tête, l’âme à l’envers, il faudra bien qu’il passe à l’acte, qu’il parte audelà de Lyon, à la recherche d’Elma.
Il n’est pas d’apparence dans l’abandon.”

E. D.

Actes Sud Littérature

Domaine français

 

Janvier, 2015 / 11,5 x 21,7 / 224 pages

ISBN 978-2-330-03888-5

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